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Sophie Daoût : « Les salles de shoot ne règlent rien."

 
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MessagePosté le: Dim 28 Juil - 19:02 (2013) Répondre en citant




Sophie Daoût est membre de l’association Jeunesse sans drogue.
Son fils, Lionel, a connu une longue descente aux enfers avant d’être tué par l’héroïne il y a cinq ans.
Depuis, elle s’est engagée dans le combat contre la drogue et intervient régulièrement auprès des élèves, à partir du CM2, et de leurs parents. Sophie Daoût estime que la création de salles de shoot n’est pas une solution aux problèmes des héroïnomanes.

 Elle aimerait que l’on se concentre davantage sur la prévention et l’accompagnement des jeunes toxicomanes.
Liberté politique. — Le conseil de Paris a adopté le « principe d'installation » d'une salle de consommation de drogue derrière la gare du Nord à Paris, et de son permis de construire. Une association a attaqué Jean-Marc Ayrault pour « abus d'autorité » et « incitation à la consommation de stupéfiants ». Êtes-vous favorable à l’ouverture de ces salles de shoot ?
Sophie Daout:

Je suis nuancée et pragmatique, donc je soutiendrai ce qui marche. Néanmoins, je constate que dans les pays où ces salles de shoot existent, il n’y a pas de diminution du nombre d’héroïnomanes. J’ajoute qu’elles coûtent très cher. L’argent nécessaire à leur création permettrait à sept ou huit jeunes de sortir de la drogue.
Cette demande vise à gagner la paix sociale. Dans les salles de shoot, les drogués seront moins voyants. Mais le trafic ne s’arrête pas : il se fait aux alentours de la salle de shoot, avec ses conséquences en termes d’insécurité. Les toxicomanes apportant leur produit, le trafic ne peut pas être cassé.
On se donne bonne conscience en créant des salles de shoot, mais on ne règle rien !  C’est une fausse façon de régler le problème.
L’ouverture de telles salles serait-elle un pas vers la légalisation ?
On ouvrirait bien sûr la porte à la légalisation. Elle est souhaitée par deux catégories de personnes : les drogués, car ils en ont assez d’être placés en garde à vue, et les mafias, qui deviendraient ainsi des commerçants sur la place publique. Je pense également à des groupuscules, comme le CIRC. Les salles de shoot font partie de leurs chevaux de bataille : ils jouent sur la compassion à l’égard des héroïnomanes, compassion qui est logique et consensuelle, mais cela masque en fait autre chose, c’est-à-dire la légalisation des drogues. Pour brouiller les pistes, ils font entrer dans le débat des dossiers comme le cannabis thérapeutique. Or il s’agit d’un débat médical, qui devrait le rester ! 
Vous qui encouragez les jeunes à ne jamais commencer la drogue, pensez-vous que l’ouverture de salle des shoots rendrait plus difficile cette prévention ?
Le message envoyé aux jeunes est terrible. On banalise la drogue. Ces salles seraient des zones de non-droit où l’on se shoote devant des médecins, alors que la drogue est interdite dans notre pays ! Comment dire ensuite aux enfants qu’ils ne doivent pas prendre de drogues ? L’objectif est quand même de ne pas se droguer ou d’aider ceux qui le souhaitent à s’en sortir! Concentrons-nous sur nos priorités et sur les moyens qui marchent.
Quels sont-ils ?
La prévention ! Un pays a réussi : la Suède. Elle a essayé la légalisation du cannabis, mais les overdoses et la petite délinquance liée à la drogue ont augmenté. Elle a changé son fusil d’épaule en réprimant le deal et le gros trafic, mais aussi en développant la prévention, qui commence dès l’école primaire et parfois maternelle. L’accompagnement médical et psychologique des jeunes dans la dépendance est un autre volet de leur politique de lutte contre la drogue. Moyennant cela, la Suède est le pays qui a le plus bas pourcentage de toxicomanes en Europe. Pourquoi ne pas s’inspirer de ce modèle puisqu’il a fait ses preuves ?
Par ailleurs, il faut aussi associer à la prévention les parents, qui sont souvent dans une attitude de déni par rapport à ces problèmes. Ils répondent rarement à mes sollicitations. Or, ils sont en première ligne pour l’éducation de leurs enfants !  Les professeurs également ! Ils devraient être formés à ça. Ils constatent les dégâts causés par la drogue, ils repèrent les jeunes en danger, mais ils n’ont pas le temps ni les compétences pour trouver des solutions. Et parfois même ils se heurtent à l’incompréhension, voire l’hostilité des familles.
Propos recueillis par Laurent Ottavi.
 
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MessagePosté le: Dim 28 Juil - 19:02 (2013)

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MessagePosté le: Dim 28 Juil - 19:05 (2013) Répondre en citant

Jean Paul Bruneau Président fondateur de E.V.D.O...(http://edvo-addictions.fr/) nous dit:


Dans les débats, je n'ai pas encore entendu ce qui me semble bon de rappeler maintenant:


- Cette offre d'assistance au shoot sécurisé est la mesure la plus discriminatoire qui puisse être proposée dans le contexte actuel car pour certains toxicomanes proches des salles il y aura tolérance de l'usage de drogues illicites avec assistance et pour d'autres, il y aura poursuites pénales du fait de l'usage interdit ou au minimum obligation de soins par injonction du Magistrat. Donc à court terme, la jurisprudence va conduire inévitablement à une dépénalisation de l'usage des drogues.
- Si la situation des toxicomanes est si dégradée, c'est que le dispositif CAARUD et CSAPA n'a pas joué le rôle pour lequel il est financé; par conséquent une évaluation de l' efficacité de ces structures s'impose avant de mettre en place un nouveau dispositif dans les zones concernées; sans autre financement, la transformation de ce dispositif est toujours possible; les Hollandais l'ont fait pour créer des structures qui regroupent sur un même site, la salle de shoot, l'ébergement "type 115", le service CAARUD et CSAPA. Le manque de places d’hébergement pour ceux et celles qui sortent de sevrage est bien plus préoccupant et le financement de nouvelles communautés thérapeutiques visant le rétablissement et la réinsertion, devrait être la priorité.
- L'obligation de porter secours à personne en danger doit être également revue, car l'usage de produits dangereux (stupéfiants), non contrôlés, interdit sur le territoire, provenant du trafic illicite, requière une attitude autre que celle d'assistance à cet usage. Le contrôle  du produit s'impose pour le déclarer non dangereux et laisser faire l'injection!...
-140 000 toxicomanes héroïnomanes en France sont bénéficiaires de produits de substitution gratuits; les usagers qui fréquentent les salles de shoot dans les autres pays cités sont aussi poly consommateurs et utilisateurs d'héroïne donc pourquoi ne vont-ils pas jusqu'à une méthadone injectable (copie d'héroïne)  gratuite comme seul produit toléré dans ce lieu? 100 ou 300 doses gratuites de ce nouveau produit ne serait rien comparé aux 140 000 doses de méthadone ou subutex journalières ou au coût de la délinquance générée par la consommation d'héroïne; cependant la poly consommation (crack, alcool, …) demeurera et ne trouvera pas de solution dans la dite salle où la réduction des risques est très limitée.
- La salle de shoot sera ouverte comme un SCAPA , 35h par semaine et que fait le toxicomane sur les 133h restantes sur la semaine ? Le danger y est plus important, surtout la nuit, moment anxiogène pour ce public marginalisé, et surtout à la sortie d’une salle de shoot qui permet de se faire une super dose car en sécurité sous l'œil du Médecin.
- Le rôle d'écoute, de conseil pour le shoot sans danger, pour l'orientation vers le sevrage, existe déjà dans les structures précitées donc la fusion des dispositifs sur la zone ciblée s'impose !
Je pense aussi que ceux qui ont utilisé les divers dispositifs précités, experts par pratiques, et qui ont choisi une autre méthode pour retrouver leur liberté, comme à EDVO, ne sont pas suffisamment consulté.
Jean-Paul Bruneau   (www.edvo-addictions.fr)
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MessagePosté le: Dim 28 Juil - 19:13 (2013) Répondre en citant

Prise de position reçue d’un  des ex pensionnaires d’EDVO :

Pour autant que je me souvienne, aucun de mes "frères de rétablissement" avec lesquels j'ai pu discuter de cette nouvelle hérésie ne cautionnent ces salles.
Focaliser son attention sur un endroit où parquer les consommateurs de substances illicites ne saurait en rien régler les problèmes d'insécurité,
qu'ils concernent les usagers ou le citoyen lambda susceptible de se faire braquer pour que le coupable,
s'il est légitime de l'appeler ainsi tant nous connaissons toi, les autres et moi le côté "plus à plaindre qu'à blâmer" du dépendant, puisse s'acheter sa dose.
Il est aberrant de constater que dans un pays développé comme le notre et au 21ème siècle, les premiers concernés ne soient pas consultés.
Je ne parle pas du dépendant actif, incapable de prendre une décision quant à son devenir car incapable de se projeter dans l'avenir,
mais du dépendant en rémission, en démarche de soin, ou tout simplement abstinent comme moi de toute drogue depuis plus de quinze ans,
et de tout produit modifiant le comportement depuis quatre ans bientôt ( et j’entends aussi médicaments et alcool !).
Ces structures sont-elles prêtes à répondre de non-assistance à personne en danger en cas d'overdose devant les tribunaux ?
A moins que l'on ne prévoit de mettre à nu le toxicomane pour s'assurer qu'il ne détient pas de quoi faire une overdose dans son box
avant qu'il n'y accède en toute impunité pour se faire son shoot ???
J'ai l'impression que l'on a pris en compte le fond et non la forme du problème... à moins que ce ne soit l'inverse ???
J'ai vu une émission où un policier de la brigade des stupéfiants, et membre du syndicat de police, interviewé, souriait en disant
que l'on mettait en place une nouvelle forme de jeu du chat et de la souris, où les forces de l'ordre ne pourraient approcher de ces lieux à moins de....

combien déjà?
Peu importe, les appareils photos qu'ils utilisent pour les surveillances ont de très bon téléobjectifs.
A quoi un toxicomane soucieux de rester en vie et de  "faire les choses bien" verra qu'il n'a rien à craindre pour sa vie privée,
ou en quoi pourraient-ils être assez rassurés pour franchir le pas ?
Ne nous leurrons pas, ces lieux ou leurs environs directs seront un point de rassemblement pour les dealers qui y verront une manne,
ou pour les consommateurs en manque qui seront sûr de trouver leur dose dans le coin.
J'enrage de voir que les efforts de nombre de personnes qui s'investissent tels que toi(Jean Paul Bruneau d'EVDO)
les thérapeutes qui m'ont aidé à m'en sortir risquent de s'amenuiser.
Je suis assez bien placé pour savoir que, déjà, les produits de substitution ne font que conforter le toxicomane dans sa dépendance.
Aujourd'hui on lui annonce que non seulement il va pouvoir continuer à consommer, mais qu'en plus il sera protégé pendant cette consommation sur place,
bien entouré qu'il sera par un staff près à lui venir en aide en cas de besoin.
Mais où va-t-on ?!
Et tout ça sous prétexte que ça réduira le nombre de mort par overdose, et la délinquance directement liée à l'usage et au trafic de stupéfiants.
Tu peux balancer cette expression de ma colère à qui de droit si tenté qu'elle intéresse quelqu'un.
Bon courage pour la suite, David et Goliath sont de retour....

Guillaume D.

" VOILA Guillaume, on a balancé!!"
JSD
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